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Les liens entre Fonds d’Investissements spécialisés dans le retournement et le management de transition

Fonds d'investissement et management de transition - Delville Management

Bertrand T. a fait face au cours de sa carrière à diverses situations de retournement. Il nous fait part aujourd’hui de son vécu.

Dans quel contexte intervenez-vous ? Quels sont vos critères de sélections ?

Nous intervenons dans les contextes de crise ou de sous-performance des entreprises. Notre secteur d’investissement s’appelle le capital retournement parce que nous allons chercher les entreprises qui, intrinsèquement, ont du potentiel du fait de leur situation un peu spécifique : crise de financement, crise actionnariale, crise liée à des erreurs d’implémentation ou des variations de prix rapides sur les matières premières par exemple. En revenant aux critères de sélections, nous investissons dans des activités qui ont des éléments de différenciation importants dont on sait que la sensibilité au facteur humain et au prix des matières premières, ainsi qu’aux technologies, est faible. Nous investissons également dans les sociétés où les actifs sont sous-évalués. C’est donc en situation de crise que l’on peut trouver ce type d’investissement.

Comment gérer plusieurs retournements simultanés ?

Chez nous, un directeur d’investissement gère au maximum 4 à 5 lignes d’investissement. Gérer 4 ou 5 retournements simultanés est compliqué. Dans un retournement, on constate une première phase d’une durée de 6 à 12 mois qui demande un suivi extrêmement important où dans le cadre des « éléments » de gouvernance, on peut intervenir en étant toutes les 2 semaines avec le manager l’aidant à progresser. Une fois la situation un peu plus normalisée, on intervient tous les mois en assistant à des business reviews et en travaillant avec les managers sur leur stratégie d’entreprise. Parfois, un certain nombre de situations nous oblige à recruter nous-même les directeurs des comités exécutifs ou les directeurs généraux. Il arrive qu’un manager soit déjà en place, mais la nécessité d’un manager de transition s’impose et nous devons mettre en œuvre ces changements.
Enfin, pour terminer sur la simultanéité de la gestion des situations de retournement, on n’investit pas dans les sociétés simultanément, ce sont des métiers qui demandent beaucoup de disponibilités et qui imposent d’être très actifs.

Quel est votre point de vue sur le management de transition ?

En ce qui nous concerne, nous avons fait appel à de nombreuses reprises au management de transition, soit pour des postes de direction générale, soit pour des postes de directeur administratif et financier ou plus généralement les fonctions financières.
Ce sont des solutions qui sont bien adaptées à des situations de crise où en réalité on demande au manager de savoir gérer la tempête et non d’être un spécialiste d’un secteur en particulier. En prenant l’exemple du Directeur Administratif et Financier, quand on fait une reprise en plan de cession ou en plan de continuation, on a des contraintes assez spécifiques. Avoir un DAF qui maîtrise bien toutes ces situations est beaucoup plus efficace qu’un DAF industriel qui n’a jamais connu de situations de crise.
J’ai un point de vu très positif sur le management de transition. Comme dans tout choix de manager, il faut trouver les bonnes personnes ayant une boîte à outils extrêmement large et qui ont une adaptabilité très forte à de nouveaux secteurs.

Dans quels contextes avez-vous impliqué un manager de transition ?

Parmi mes 5 lignes de participations, il n’y a qu’une seule ligne où nous n’avons pas fait intervenir de manager de transition. Après la stabilisation de la situation, on a fait entrer des managers à plus long terme qui reprennent une situation stabilisée et qui n’ont pas une tâche facile, car ils ont des objectifs de croissance et de développement qui sont très importants.
Outre le contexte de reprise, nous avons fait intervenir des managers de transition lors de la fusion de deux sociétés : nous avons choisi des personnes qui avaient l’expérience de fusion d’entreprises pour mener à bien ce projet. Également, nous avions une DAF qui n’avait pas le niveau dans une de nos sociétés. Face à cette situation urgente, nous avons réussi à la substituer par un manager de transition.
Le mandat peut être plus ou moins long suivant le contexte lorsque nous faisons intervenir des managers de transition.

Quelle relation avez-vous établi avec ce manager de transition ?

J’ai créé naturellement des relations de confiance et avant tout des relations fondées sur les objectifs à atteindre. Je crois qu’il y a plusieurs populations de managers de transition, mais leur grande caractéristique est de prendre conscience des situations auxquelles ils ont à faire face.

Quels bénéfices en avez-vous tiré ?

Nous en avons tiré beaucoup de réactivité, les transitions entre managers sont mieux gérées. Cela donne beaucoup de flexibilité. Mais il est vrai qu’à partir du moment où les situations sont stabilisées, nous parions sur le long terme en recrutant des gens sur la durée.
Le management de transition est un outil à utiliser dans des conditions bien déterminées qui nous offre de la souplesse et du professionnalisme quand nous trouvons la bonne personne.

Comment avez-vous connu Delville Management ?

J’ai été approché par Anthony Baron, il y a quelques années à Londres. Il m’a présenté son activité. A l’époque, il était en phase de création de cette activité. Avec Patrick, je l’ai trouvé particulièrement motivé, intéressé et souhaitait apporter des idées neuves sur ce métier. Depuis, je suis resté en contact avec Anthony et c’est à la suite de ça qu’il m’a proposé d’intégrer le Club Delville.

Pourquoi avez-vous intégré le Club Delville ?

J’ai rejoint le Club car je partage la même communauté de valeurs et j’ai découvert la richesse des profils et des personnalités que j’ai pu rencontrer dans ce club. Enfin, chaque trimestre, nous nous réunissons pour le petit déjeuner du Club autour d’un témoin invité à cette occasion qui a une expérience très riche à nous faire partager avec les membres du Club.

Pourquoi Delville Management plutôt qu’un autre Cabinet ?

Nous faisons appel à plusieurs cabinets mais nous n’y sommes pas affiliés. Je trouve que Delville présente une excellente réactivité dans toutes les demandes qu’on a pu leur formuler, beaucoup de professionnalisme et enfin une bonne compréhension de nos attentes. Cela tient aux profils d’Anthony et de Patrick qui, avant de faire ce métier ont eu une expérience opérationnelle qui leur permet de bien nous comprendre.