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Le manager de transition, séduisant urgentiste

Le marché du management de transition, quoique confidentiel, est en forte en hausse.

Cette appellation désigne le recours à des compétences opérationnelles externes de haut niveau, dans des délais courts et pour une durée limitée. Il s’agit d’aider les entreprises à passer un cap – crise, restructuration –, ou encore de les aider à grandir, avec l’aide de cadres expérimentés. À ce jour, la demande de management de transition émane principalement du secteur de l’industrie, mais le métier ne demande qu’à se développer dans tous les secteurs et toutes les fonctions. « … »

Des besoins qui évoluent

Le métier est né dans les années 1970 aux Pays-Bas avec les premières missions destinées à gérer des périodes de crise ou de changement. Le cabinet MCG a été fondé en 1990 par un expert venu du conseil et un ancien administrateur judiciaire. “Ils se sont rendu compte qu’il existait un marché pour aider les entreprises avant la mise en redressement ou en liquidation judiciaire”, analyse Jean-Pierre Lacroix.

Au sein du cabinet Delville Management, la multiplication chez les clients de situations “d’urgences managériales” a provoqué une prise de conscience : les modes classiques de recrutement, trop longs, peu adaptés aux besoins ponctuels, portant sur des problématiques complexes et stratégiques, ne convenaient pas. “Avec la crise de 2007, nous sommes passés de la chasse de tête au management de transition, raconte Patrick Abadie, co-fondateur de Delville Management. Nous sommes devenus les urgentistes des entreprises.”

“Aujourd’hui, les plans de redressement ou de restructuration comptent pour seulement 5 % de nos missions”

Ce sont les crises successives qui ont permis de structurer l’offre. “Au moment où, pour l’entreprise, chaque jour compte”, glisse Patrick Abadie. En conséquence, l’image du management de transition souffre d’être encore associée à celle d’entreprises en difficulté, de fermetures de site, et l’arrivée de cost-killers. À tort. “Aujourd’hui, les plans de redressement ou de restructuration comptent pour seulement 5 % de nos missions”, confie Patrick Abadie. “Le métier a beaucoup évolué, souligne Karina Sebti, directrice de la division management de transition chez Robert Walters. Toute société connaît des problématiques de réorganisation, de changement de périmètre, de remplacement d’hommes ou de femmes clés. Nous intervenons désormais dans ce type de contexte.”

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